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Sarah Poniatowski réinvente l’esprit marocain pour Maisons du Monde

À une époque où le design cherche souvent à impressionner par la technologie ou la sophistication des matériaux, Sarah Poniatowski choisit une autre voie : celle de l’émotion.

Pour sa première collaboration avec Maisons du Monde, la fondatrice de Maison Sarah Lavoine signe Tamsa, une collection exclusive de 31 pièces inspirée par ses voyages au Maroc. Plus qu’une ligne de mobilier et d’accessoires, cette capsule évoque un art de vivre solaire où les frontières entre intérieur et extérieur s’effacent progressivement. Le résultat ressemble à un carnet de voyage transformé en objets. Chez Sarah Poniatowski, les projets naissent souvent d’une émotion. Pour Tamsa, cette émotion porte les couleurs du Maroc. Les terres ocre, les portes sculptées, les moucharabiehs, les marchés colorés et la lumière omniprésente ont nourri l’imaginaire de la designeuse. Terracotta, jaune safran, aubergine et touches de turquoise composent une palette immédiatement évocatrice, pensée comme un hommage aux paysages et à l’artisanat marocains. « Le Maroc est pour moi une source infinie de couleurs, de senteurs et d’émotions », explique Sarah Poniatowski dans le dossier de présentation de la collection. L’ambition n’était pourtant pas de reproduire un décor oriental traditionnel. La créatrice a préféré en retenir l’esprit : la chaleur, le métissage culturel et cette capacité à faire dialoguer simplicité et raffinement.

Prolongement de la maison à l’extérieur

L’un des aspects les plus intéressants de cette collaboration réside dans sa vision de l’habitat contemporain. Depuis plusieurs années, les espaces extérieurs sont devenus de véritables pièces à vivre. Terrasses, patios, balcons et jardins sont désormais aménagés avec la même attention que les salons ou les salles à manger. Tamsa répond précisément à cette évolution.

Les fauteuils, tables, bains de soleil, chiliennes, tabourets ou accessoires ont été conçus pour fonctionner aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Cette polyvalence constitue d’ailleurs l’un des fils conducteurs de la collection. Le tabouret en acier en est l’exemple parfait. Selon l’usage, il peut devenir table d’appoint, bout de canapé, table basse ou table de chevet. Une approche qui correspond parfaitement aux nouveaux modes de vie urbains où chaque objet doit être capable de remplir plusieurs fonctions. À travers cette collection, Sarah Poniatowski réaffirme également son attachement au travail artisanal. Les motifs géométriques qui ornent plusieurs pièces sont directement inspirés des portes traditionnelles marocaines et des moucharabiehs. Le métal, matériau de prédilection de la créatrice, devient ici un support graphique particulièrement expressif. Cette influence se retrouve également dans les objets décoratifs. Les vases en terre cuite ciselée, les paniers en jonc de mer, les textiles imprimés ou encore la vaisselle colorée témoignent d’une recherche permanente d’authenticité.
Même la bougie Safi a été pensée comme un objet durable. Une fois consumée, son contenant en terre cuite se transforme en boîte décorative destinée à poursuivre sa vie dans la maison.

Esprit voyage

Dans un marché du mobilier souvent dominé par les tendances éphémères, Tamsa se distingue par sa dimension narrative. Chaque objet semble rapporté d’un voyage imaginaire. Le parasol aux motifs graphiques, les assiettes décorées à la main, les coussins aux couleurs profondes ou encore les tapis inspirés des paysages du sud composent un univers cohérent qui invite à l’évasion. Cette approche correspond parfaitement à la philosophie de Sarah Poniatowski, dont le travail repose depuis toujours sur l’expression des couleurs, le dialogue des matières et la création d’intérieurs chaleureux capables de raconter une histoire. À l’heure où le design s’internationalise et où les intérieurs tendent parfois à se ressembler, Sarah Poniatowski et Maisons du Monde proposent une collection profondément incarnée. Une collection qui ne cherche pas à reproduire le Maroc mais à transmettre les sensations qu’il inspire. Le soleil sur les murs ocres d’une médina. Le parfum d’un figuier. La fraîcheur d’un patio à l’ombre d’un parasol. Le plaisir d’une grande table dressée pour recevoir des amis. Avec Tamsa, Sarah Poniatowski démontre une nouvelle fois que le design le plus réussi n’est pas nécessairement celui qui attire immédiatement le regard, mais celui qui parvient à faire voyager sans quitter son salon.

Plus d’infos : www.maisonsdumonde.com

©DM13/06/2026 Photos : ©Maisons du Monde